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Ce qui porte votre toit
Une couverture ne tient pas toute seule. Tant que l'ossature va bien, on ne la voit jamais. Quand elle fatigue, ça se lit sur le toit.
Sous les tuiles, une structure en bois encaisse leur poids, celui de la neige quand il en tombe, et la poussée du vent. Quand elle commence à céder, les signes apparaissent en surface : une ligne de faîtage qui ondule, un versant qui creuse, des tuiles qui refusent de rester alignées quel que soit le nombre de fois où on les a remises.
Dans le Sud Gironde, on croise les deux grandes familles. Les maisons anciennes ont une charpente traditionnelle : de grosses pièces assemblées — pannes, chevrons, entraits — souvent en chêne ou en pin maritime, qui laissent les combles dégagés et permettent de les aménager.
Les constructions d'après les années soixante-dix ont plutôt des fermettes industrielles : des triangles légers posés en série, très efficaces et très économiques, mais qui encombrent complètement le volume sous toiture. C'est une structure calculée, où chaque élément travaille — et c'est important pour la suite.