Gouttières en zinc ou en aluminium, chéneaux encaissés, descentes d'eau pluviale, solins et rives : la zinguerie, c'est tout ce qui conduit l'eau hors de votre toit. C'est aussi d'elle que viennent la plupart des infiltrations.
On regarde toujours la couverture, rarement les raccords. C'est pourtant là que l'eau s'invite.
Une toiture en parfait état peut laisser passer l'eau pendant des mois parce qu'un solin de cheminée s'est décollé, parce qu'une noue est percée, ou simplement parce qu'une gouttière déborde et ruisselle le long du mur.
La zinguerie regroupe toutes ces pièces façonnées en métal qui ferment les points faibles d'une couverture : les endroits où le toit rencontre autre chose. Un mur, une cheminée, un autre pan de toit, le vide. Chacun de ces points demande une pièce adaptée, pliée à la bonne cote, et engagée sous les tuiles dans le bon sens.
C'est un travail de façonnage, pas de pose. Le zinc se coupe, se plie et se soude sur le chantier, en fonction de ce qu'on trouve. Deux souches de cheminée ne sont jamais identiques, et c'est précisément pour ça qu'un solin acheté tout fait ne tient pas.
Un solin de cheminée en zinc, façonné sur place et engagé sous les tuiles. C'est la pièce qui remplace le mastic — et qui, elle, dure.
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Les signes qu'une zinguerie est en fin de vie
Ils sont presque tous visibles depuis le sol. Il suffit de faire le tour de la maison un jour de pluie.
Une trace verte ou noire sur la façadeSous la gouttière. L'eau ne part plus par la descente : elle déborde et ruisselle sur le mur, qu'elle finit par imbiber.
Une gouttière qui déborde à chaque grosse pluieAlors qu'elle est propre. La pente s'est affaissée, ou la descente est sous-dimensionnée pour la surface de toit qu'elle collecte.
Des joints de dilatation ouvertsSur les longs linéaires en zinc. Ils sont censés absorber les variations de longueur ; quand ils lâchent, l'eau passe au point le plus bas.
Du mastic ou du silicone autour d'une soucheRéparation de dépannage, jamais une solution durable.
Une auréole en haut d'un mur intérieurAu niveau du raccord entre la toiture et la façade. C'est la signature d'un solin ou d'une bavette hors service.
Des crochets rouillés ou déformésQui laissent la gouttière pendre, se désolidariser ou perdre sa pente.
Une descente qui se descelle du murOu un dauphin fendu en pied. L'eau finit alors au pied des fondations, ce qui est le pire endroit.
Du zinc piqué de petits trousAu fond de la gouttière. C'est la corrosion par stagnation : des feuilles sont restées trop longtemps et ont attaqué le métal par-dessous.
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Ce que nous réalisons
Chaque ouvrage a sa fonction et ses règles de pose. Ce sont ces détails, invisibles une fois le chantier fini, qui font qu'une zinguerie tient trente ans ou cinq.
Gouttières pendantes
Celles qu'on voit, accrochées en bas de pente sur des crochets. Nous les posons au cordeau, avec une pente régulière vers la descente. C'est ce réglage, invisible une fois terminé, qui décide si la gouttière débordera dans dix ans.
Chéneaux encaissés
Intégrés dans la maçonnerie ou derrière une corniche : plus discrets, très courants sur le bâti ancien du Sud Gironde, et nettement moins pardonnants. Un chéneau qui fuit déverse directement dans le mur, souvent pendant des années avant qu'on s'en aperçoive.
Descentes d'eau pluviale
Elles se dimensionnent selon la surface de toiture collectée, pas au hasard. Nous reprenons les descentes existantes, en ajoutons une quand la première ne suffit plus, et raccordons proprement au réseau ou au dauphin en pied de mur.
Solins, bavettes et rives
Tous les raccords entre le toit et une paroi verticale : souches de cheminée, murs mitoyens, retours de lucarne. Le solin se pose en engravure dans le mur ou sur bande porte-solin. Jamais collé en surface.
Noues
L'angle rentrant entre deux pans de toit, là où deux versants entiers déversent leur eau au même endroit. C'est le point le plus sollicité d'une couverture, et celui qu'on refait le plus souvent en zinc avec des relevés suffisants.
Habillages et finitions
Planches de rive, sous-faces d'avant-toit, couvertines de muret, sorties de ventilation. Tout ce qui protège une tranche exposée et qu'on ne remarque que lorsque ça manque.
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Zinc, aluminium ou PVC : lequel choisir
Les trois se posent. Ils ne se valent pas, et nous préférons vous dire pourquoi plutôt que de vous laisser choisir sur le seul prix.
Le zincEst la référence, et ce que nous posons le plus souvent. Il se façonne sur mesure, se soude à l'étain, prend avec le temps une patine grise qui le protège, et tient plusieurs décennies. Sur une maison ancienne, c'est aussi le seul matériau qui ne jure pas. Sa contrainte : il n'aime pas le contact prolongé avec certains bois et métaux, ce qui se règle à la pose.
L'aluminiumEst plus léger, insensible à la corrosion, disponible en teintes laquées et posable en grande longueur sans joint de dilatation. C'est un bon choix sur du bâti récent, ou quand une couleur précise est imposée par le reste de la façade.
Le PVCEst le moins cher, et cela se voit à l'usage : il se déforme sous le soleil, se fragilise au gel et se décolore. Nous le remplaçons plus souvent que nous ne le posons. Nous ne vous l'interdirons pas par principe, mais nous vous dirons ce que ça implique à dix ans.
Habillage de rive en zinc sur un pignon. La rive protège la tranche de la couverture et empêche le vent de s'engouffrer sous les tuiles.
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Comment se déroule un remplacement de gouttière
Une gouttière neuve mal posée déborde exactement comme l'ancienne. Voici où se joue la différence.
Relevé sur place
Nous mesurons les linéaires, contrôlons la pente actuelle et calculons la section nécessaire au regard de la surface de toiture collectée. C'est ce calcul qui évite de reproduire l'erreur de l'installation précédente.
Dépose de l'existant
Gouttière, crochets et descentes sont déposés. On en profite pour vérifier l'état de la planche de rive et du bas de charpente, qui ont souvent souffert de l'eau pendant des années sans que personne le voie.
Reprise du support
Une planche de rive pourrie ne tiendra pas des crochets neufs. Si elle est atteinte, on la remplace avant de poser quoi que ce soit. C'est le genre d'étape qu'on saute quand on veut aller vite, et qu'on paie deux ans plus tard.
Pose des crochets au cordeau
Avec une pente régulière vers la descente, contrôlée au niveau sur toute la longueur. C'est l'étape qui décide de tout le reste.
Façonnage et pose
Les éléments sont mis en longueur, les angles façonnés, les soudures réalisées à l'étain sur le zinc. Les joints de dilatation sont placés selon le linéaire et l'exposition.
Descentes et raccordement
Pose des coudes, des tuyaux et du dauphin en pied de mur, puis raccordement au réseau existant. Essai à l'eau pour vérifier l'écoulement avant de partir.
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L'entretien, ce qui évite la réfection
Une zinguerie propre dure. C'est de loin l'intervention la plus rentable qu'on puisse faire sur une maison.
Deux passages par an suffisent dans la plupart des cas : un après la chute des feuilles, un au sortir de l'hiver. Nous vidons les gouttières et les chéneaux, vérifions l'écoulement des descentes, contrôlons les crochets et l'état des soudures, et nous vous signalons ce qui commence à fatiguer avant que ça ne fuie.
Ce qui tue une zinguerie en zinc, ce n'est presque jamais le métal lui-même : c'est la stagnation. Des feuilles qui restent au fond retiennent l'humidité en permanence et attaquent le zinc par-dessous, là où personne ne regarde. Une gouttière vidée deux fois par an peut durer trente ans ; la même, jamais nettoyée, sera piquée en dix.
Si votre maison est bordée d'arbres — et dans le Sud Gironde, beaucoup le sont — une crapaudine en tête de descente et des grilles de protection évitent l'essentiel des bouchons. Ce n'est pas magique : il faudra toujours passer, mais moins souvent et pour beaucoup moins de travail.
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Questions fréquentes
Faut-il refaire toute la gouttière ou peut-on réparer ?
Cela dépend d'où vient le problème. Une soudure qui a lâché, un crochet cassé ou une descente bouchée se reprennent ponctuellement. En revanche, si le zinc est piqué sur toute sa longueur ou si la pente générale est faussée, une reprise ne tiendra pas. Nous vous disons franchement dans quel cas vous êtes, et nous n'avons aucun intérêt à vous vendre le linéaire complet si la réparation suffit.
Peut-on mettre du zinc sur une gouttière en PVC existante ?
Non. Les deux systèmes ne se raccordent pas correctement et leurs dilatations n'ont rien à voir. Un passage au zinc suppose de déposer l'ensemble, crochets compris. C'est l'occasion de reprendre la pente, qui est souvent la vraie cause du débordement.
Mes gouttières débordent alors qu'elles sont propres, pourquoi ?
Trois causes reviennent : une pente insuffisante ou inversée, une descente trop étroite pour la surface de toit collectée, ou une gouttière posée trop haut par rapport à la ligne de tuiles, si bien que l'eau saute par-dessus lors des fortes pluies. Cela se voit sur place en quelques minutes.
Combien de temps dure une zinguerie en zinc ?
Plusieurs décennies quand elle est bien posée et entretenue. Ce qui la tue prématurément, c'est la stagnation : des feuilles qui restent dans le fond retiennent l'humidité en permanence et attaquent le métal par-dessous. D'où l'intérêt des deux nettoyages annuels.
Intervenez-vous seulement pour la zinguerie, sans toucher à la couverture ?
Oui, c'est même fréquent. Beaucoup de nos interventions se limitent à un solin, une noue ou un linéaire de gouttière, sur une toiture qui, elle, est en bon état et le restera.
Récupérez-vous l'eau de pluie ?
Nous raccordons volontiers une descente à une cuve ou à un récupérateur. Prévoyez simplement un trop-plein dirigé vers le réseau ou vers un point d'infiltration : sans lui, une cuve pleine renvoie l'eau dans la descente et la gouttière déborde.
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