Une fuite en cours, des tuiles envolées, un arbre sur le toit : la priorité est d'arrêter l'eau. On met le toit hors d'eau d'abord, on répare ensuite, et on vous aide à monter le dossier d'assurance.
Le réflexe utile n'est pas de monter sur le toit. Un toit mouillé, et plus encore un toit endommagé, est un des endroits les plus dangereux d'une maison.
L'objectif de la première visite est unique : arrêter l'entrée d'eau. Le reste vient après, au calme.
Selon les cas : bâchage de la zone, repose de tuiles déplacées, calfeutrement provisoire d'un solin, ou dégagement d'une évacuation obstruée. Une bâche correctement posée et lestée tient plusieurs semaines.
S'il y a un risque de chute de matériaux — tuiles descellées, souche fissurée, branche en équilibre — on dégage et on balise avant toute chose.
Une fois l'urgence passée, on cherche d'où venait vraiment l'eau. Ce n'est pas toujours l'évidence : une trace au plafond peut correspondre à un point d'entrée situé plusieurs mètres plus haut, l'eau ayant circulé le long d'un chevron.
Nous documentons ce que nous avons trouvé, avec des vues d'ensemble et des détails. C'est ce dossier qui servira à votre assureur.
Établi au calme, avec le détail des reprises. Une urgence ne doit pas servir à faire signer n'importe quoi dans la panique — c'est une pratique qu'on voit trop souvent après les tempêtes.
Reprise de la couverture, de la zinguerie ou de la charpente selon ce qu'on a trouvé, une fois l'accord de l'assurance obtenu si le sinistre est couvert.
Certaines se règlent en une heure. D'autres cachent un problème plus profond.
Les dégâts classiques dans le secteur sont toujours les mêmes.
Rangs de tuiles soulevés en rive ou en faîtage, faîtières descellées, gouttière arrachée, souche de cheminée fissurée, branche ou arbre tombé sur le versant. Le vent s'engouffre par le point le plus faible et soulève la couverture depuis l'intérieur, ce qui explique que les dégâts commencent presque toujours par les bords.
Un point souvent négligé : après un coup de vent, faites regarder le toit même si rien ne fuit. Une tuile déplacée de quelques centimètres ne se voit pas depuis le sol et ne se manifestera qu'à la première grosse pluie, parfois des mois plus tard, quand le lien avec la tempête ne sera plus évident pour votre assureur.
Les dommages causés par un événement daté relèvent en principe de votre garantie multirisque habitation. L'usure normale, jamais.
Les contrats prévoient généralement un délai court après le sinistre, souvent cinq jours ouvrés. Vérifiez le vôtre et déclarez sans attendre d'avoir tous les éléments — vous les compléterez ensuite.
Photos avant intervention, tuiles cassées, branche tombée. Ne jetez rien avant le passage de l'expert si vous le pouvez.
Ne pas protéger peut vous être reproché : l'assuré doit limiter l'aggravation du sinistre. Le bâchage joue ce rôle, et sa facture entre habituellement dans le dossier.
Nous fournissons un descriptif des désordres constatés, des photos et un devis chiffré, dans la forme attendue par les assureurs.
Sauf mise en sécurité, mieux vaut attendre le passage ou l'accord de l'expert avant de réparer définitivement, pour éviter les litiges sur le montant.
La grande majorité des interventions que nous faisons en catastrophe auraient pu être évitées pour beaucoup moins cher, quelques mois plus tôt.
Une tuile qui glisse, un solin qui se décolle ou une gouttière qui se bouche donnent des signes bien avant de laisser passer l'eau. Le problème n'est pas qu'ils soient invisibles : c'est que personne ne monte regarder.
Deux contrôles par an suffisent, et ils tiennent en une visite : un à l'automne, après la chute des feuilles, pour dégager les gouttières et vérifier les points singuliers ; un au sortir de l'hiver, pour repérer ce que le gel et le vent ont déplacé. C'est de loin le meilleur usage qu'on puisse faire d'un couvreur.
Nos horaires : du lundi au samedi, de 8h30 à 19h30. Pour une fuite en cours, écrivez-nous en précisant votre commune, ce que vous constatez et depuis quand. Une ou deux photos prises depuis le sol nous font gagner beaucoup de temps, et nous traitons les urgences avant le reste du planning.
Correctement posée et lestée, une bâche de qualité tient plusieurs semaines, et passe sans problème le temps nécessaire pour organiser la réparation et attendre l'expert. Ce n'est en revanche pas une solution pour l'hiver : le vent finit par avoir raison de tout bâchage.
Nous vous le déconseillons franchement. Une toiture mouillée ou fragilisée est extrêmement glissante, et une bâche mal lestée s'envole en emportant des tuiles avec elle. Le risque n'est pas proportionné à l'économie.
C'est possible, mais plus le délai est long, plus il faut démontrer le lien avec l'événement. D'où l'intérêt de faire contrôler la toiture après un coup de vent, même sans fuite apparente : un constat daté vaut beaucoup mieux qu'une explication a posteriori.
Nos horaires sont ceux du lundi au samedi, de 8h30 à 19h30. En dehors, prenez les mesures de protection intérieure décrites plus haut et contactez-nous dès l'ouverture : les urgences passent devant le reste du planning.
Pour les réparations définitives, oui, sauf s'il y a un danger. Pour la mise en sécurité et le bâchage, non : c'est même attendu de vous, puisque vous devez limiter l'aggravation du sinistre.
Une infiltration lente reste une infiltration : elle mouille l'isolant et la charpente à chaque pluie. Ce n'est pas un cas à traiter le jour même, mais ce n'est pas non plus quelque chose qui peut attendre l'été prochain.
Appelez-nous, ou décrivez-nous ce que vous constatez : on convient d'un passage, on regarde, et vous recevez un devis détaillé. Gratuit, et sans engagement de votre part.
