Traitement de charpentetermites, capricornes et mérule
Insectes à larves xylophages, termites, mérule : trois problèmes très différents, qui ne se traitent pas de la même manière et n'ont pas la même urgence. Le premier travail est d'identifier ce à quoi on a affaire.
Curatif et préventifBûchage, injection, pulvérisation
Devis gratuitDéplacement compris
Lundi au samedi8h30 – 19h30
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Trois ennemis qu'on confond souvent
On nous appelle en disant « j'ai des termites », et il s'agit neuf fois sur dix d'autre chose. La distinction n'a rien d'académique.
Le traitement, le coût et le degré d'urgence n'ont rien de comparable d'un cas à l'autre. Confondre les trois, c'est soit s'affoler pour rien, soit laisser courir un problème qui va s'aggraver.
Les insectes à larves xylophages
Capricorne des maisons, petite et grosse vrillette, lyctus. De loin le cas le plus fréquent. L'adulte pond dans une fente du bois, la larve creuse pendant des années à l'intérieur, puis sort en perçant un trou. Le bois se vide de l'intérieur alors que la surface reste intacte : c'est pour ça qu'on découvre l'attaque tard, et souvent par hasard.
Les termites
Un insecte social, qui vit en colonie et remonte depuis le sol par des galeries de terre le long des maçonneries. Il ne laisse ni trou de sortie ni sciure — d'où sa discrétion. La Gironde est un département concerné, avec des zones délimitées par arrêté préfectoral. Le traitement relève d'entreprises certifiées.
La mérule
Ce n'est pas un insecte mais un champignon, et c'est le plus redoutable. Elle a besoin d'un bois humide et d'un local mal ventilé pour démarrer, puis elle progresse seule, y compris à travers la maçonnerie. Feutrage blanc cotonneux virant au brun rouille, et odeur de champignon très caractéristique.
Le point commun
Dans les trois cas, l'humidité est le déclencheur ou l'aggravant. Un bois durablement sec, correctement ventilé, n'intéresse ni les insectes ni les champignons. C'est pourquoi nous cherchons toujours d'où vient l'eau avant de parler de produit.
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Ce qui doit vous faire monter dans les combles
Une lampe et dix minutes suffisent pour repérer l'essentiel.
De la sciure fine et claireAu pied des poutres ou sur le plancher, qui se reforme après nettoyage. C'est le signe le plus fiable d'une attaque en cours.
Des trous de sortieRonds et fins pour les vrillettes, ovales et plus larges pour les capricornes. Comptez-les : leur densité renseigne sur l'ancienneté.
Un bruit de grignotementAudible dans le silence, surtout par temps chaud. Ce n'est pas une légende, cela s'entend vraiment.
Des galeries de terreLe long d'un mur, d'un pied de poteau ou d'une plinthe. Signature des termites, et seul indice qu'ils laissent.
Un feutrage blanc ou des plaques brunesSur du bois ou une maçonnerie humide, avec une odeur de champignon prononcée.
Du bois qui s'effrite en cubesSous les doigts. C'est une pourriture cubique, presque toujours liée à un champignon et donc à une humidité durable.
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Notre intervention
Aucun produit ne rend sa résistance à un bois déjà vidé. Le traitement protège ce qui est encore sain.
Le diagnostic
Nous montons, nous sondons, nous cherchons l'humidité. Une attaque qui revient après traitement signale un problème d'humidité qu'on n'a pas réglé : c'est la première chose que nous regardons.
Le bûchage
Les parties attaquées sont dégagées jusqu'au bois sain, à la gouge. C'est le seul moyen de mesurer l'ampleur réelle de l'attaque, et cela conditionne la suite.
Le dépoussiérage
Une surface encrassée empêche le produit de pénétrer. On brosse et on aspire avant d'appliquer quoi que ce soit.
L'injection sous pression
Dans des trous forés à intervalles réguliers, pour porter le produit au cœur des sections importantes que la pulvérisation seule n'atteindrait pas.
La pulvérisation
Sur l'ensemble des surfaces accessibles, en plusieurs passes, jusqu'à refus. Les pièces trop atteintes pour être conservées sont remplacées.
La ventilation
Le volet qu'on oublie. Closoirs ventilés au faîtage, chatières, entrées d'air en bas de pente. Des combles qui respirent restent secs, et un bois sec n'intéresse personne.
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Le bon moment pour traiter
Le même travail peut coûter quelques heures ou plusieurs jours, selon le moment où on le fait.
Le meilleur moment, de loin, c'est pendant une réfection de couverture. Les bois sont nus, accessibles sur toute leur longueur, et le chantier est déjà installé. Le traitement représente alors quelques heures de travail supplémentaires. Passer plus tard, quand la toiture est refermée et les combles isolés, coûte incomparablement plus cher pour un résultat souvent moins complet.
Le deuxième bon moment, c'est avant d'isoler. Une fois l'isolant en place et le pare-vapeur posé, la charpente devient largement inaccessible. Beaucoup de propriétaires découvrent une attaque quelques années après des travaux d'isolation, et doivent alors tout redéposer.
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Ce que nous ne faisons pas
Autant le dire clairement : deux sujets sortent de notre périmètre, et c'est réglementaire.
Nous ne réalisons pas les diagnostics termites réglementaires, qui doivent être établis par un diagnostiqueur certifié. C'est notamment ce document qu'on vous demandera lors d'une vente immobilière dans une zone délimitée par arrêté préfectoral.
Nous ne traitons pas non plus les termites, qui relèvent d'entreprises agréées disposant des produits et des protocoles adaptés. Un traitement termite mal conduit déplace la colonie au lieu de l'éliminer.
Sur ces deux points, nous vous disons vers qui aller. Nous préférons vous orienter que faire semblant : c'est votre maison, et un mauvais traitement se paie des années plus tard.
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Questions fréquentes
Comment distinguer un capricorne d'un termite ?
Le capricorne laisse des trous de sortie ovales et de la sciure ; le termite ne laisse ni l'un ni l'autre, mais construit des galeries de terre le long des maçonneries et remonte depuis le sol. Si vous voyez de la sciure, ce ne sont pas des termites.
Le traitement est-il dangereux pour les habitants ?
Les produits utilisés en charpente sont soumis à autorisation et appliqués dans des combles généralement non habités. Il faut néanmoins ventiler et ne pas séjourner dans le volume traité pendant le délai indiqué. Nous vous précisons ce délai avant l'intervention, pas après.
Combien de temps dure la protection ?
Un traitement curatif correctement réalisé protège durablement, à condition que le bois reste sec. C'est pour cela que nous insistons autant sur la ventilation et sur l'étanchéité de la couverture : sans elles, aucune garantie ne tient.
Ma charpente est peinte ou lasurée, peut-on traiter ?
Le produit ne pénètre pas à travers un film de finition. Il faut décaper les surfaces à traiter, ou passer exclusivement par injection. Cela s'évalue sur place et change le temps de chantier.
J'ai trouvé un feutrage blanc dans ma cave, est-ce la mérule ?
Peut-être, mais plusieurs champignons se ressemblent à ce stade. Ne grattez pas et n'aérez pas brutalement, cela peut disperser les spores. Faites-nous voir des photos ou appelez-nous : s'il s'agit bien de mérule, le sujet dépasse la charpente et demande une prise en charge spécifique du bâtiment.
Faut-il traiter une charpente neuve ?
Les bois de construction vendus aujourd'hui sont traités en usine pour la classe d'emploi correspondante. Un traitement supplémentaire n'a d'intérêt que si vous recoupez les pièces sur chantier : la coupe met à nu du bois non traité, qu'il faut badigeonner.
Faisons monter quelqu'un sur votre toit
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